Voyage du 25 juin au 03 juillet 2015
Cuba
25 Jun 2015 3 Jul 2015
Voyage du 25 juin au 03 juillet 2015
Visiter Cuba faisait partie de nos vieux fantasmes, pourquoi ? difficile à dire. Pas pour leurs idéos politiques mais plutôt pour leurs résultats. Nous avons tous en mémoire ces images d’un pays figé dans le milieu des années 50, au grand dam des Cubains, mais aussi pour ce peuple, qui malgré un régime dictatorial et un embargo interminable a su garder une image digne, sympathique, pas forcément heureuse mais pas non plus miséreuse et qui a su tenir tête aux étasuniens. Cuba ce n’est pas Calcutta. C’est du moins ma vision.
Quand nous nous sommes installés en Guadeloupe en 2012, nous pensions que Cuba serait une destination facile, sauf que la ligne a été fermée deux ans plus tôt par manque de rentabilité. En gros, les moteurs de recherches proposaient un vol Point-à-Pitre - Paris - La Havane… un peu cher le voyage.
Pour cette fois, nous avons joué les petits bras. Ne parlant pas espagnol (on va s’y mettre !!!) et connaissant les difficultés de déplacement et d’accès à l’essentiel, nous avons décidé de nous tourner vers une agence pour partir en voyage organisé. Ne souhaitant pas passer par la case bronzette à Varadero, nous optons pour un circuit d’une semaine au nom évocateur de “ tour mojito ” au départ de Fort-de-France (Martinique). Notre parcours nous a conduit à La Havane, Viñales, Cienfuegos, Trinidad et Santa Clara.
Il y a des lieux où être assisté d’un guide est un plus. Nous connaissons de l’histoire de Cuba ce que nous avons bien voulu nous en dire. Au delà de l’aspect purement touristique je voulais pouvoir aussi connaître leur vision des événements, leur version de l’histoire. Ne dit-on pas que pour se faire une idée d’une situation, il faut entendre les deux sons de cloches. Je dois dire que de ce côté-là, nous sommes bien tombés. Notre guide, Ana, a été parfaite. Parlant un français impeccable, la quarantaine au fort caractère, latine quoi, nous avons pu parler librement sans détour. Ayant voyagé en Europe, elle faisait un bilan assez juste de leur situation.
Je dois avouer que depuis ce voyage, qui se situe en plein réchauffement diplomatique avec l’administration Obama, je vois les choses autrement. Je comprends mieux les conditions qui ont menées à la prise de pouvoir de Castro et tout ce qui en a découlé. Même si l’arrivée de Raoul Castro au pouvoir s’est accompagnée d’un assouplissement du régime (accès à la propriété, possibilité de créer son entreprise, …) cela reste une dictature. Par contre je m’attendais à voir des portraits de Fidel Castro un peu partout et en fait non. Si le “Ché” est très présent sur les murs et façades, Castro est uniquement visible sur des panneaux implantés sur les sites historiques et victorieux de la révolution.
Cuba est de loin la plus grande île des caraïbes. Située au Nord de l’arc antillais, elle est à peine à quelques encablures (144 Km) des USA.
La République de Cuba, en espagnol : República de Cuba, est un État insulaire des Caraïbes formé de l’île de Cuba (la plus grande île des grandes Antilles), de l’île de la Jeunesse (appelée île aux Pins jusqu’en 1976) et de quelques autres petites îles. Il est situé, au Nord des Antilles, à la confluence de la mer des Caraïbes, du golfe du Mexique et de l’océan Atlantique ; au Sud de la côte Est des États-Unis et des Bahamas ; à l’Est du Mexique et à l’Ouest des îles Turques et Caïques ; au Nord des Îles Caïmans et de la Jamaïque. Devant Hispaniola en superficie, Cuba est toutefois derrière en nombre d’habitants : Cuba est ainsi la deuxième île la plus peuplée des Caraïbes avec près de 11 241 161 habitants. Sa capitale est La Havane, sa langue officielle l’espagnol et deux monnaies y sont utilisées : le peso cubain et le peso cubain convertible L’île a été une colonie espagnole de 1492 à 1898 puis un Territoire des États-Unis d’Amérique jusqu’au 20 mai 1902. Depuis la révolution de 1959, Cuba se définit comme une république socialiste1, dont le Parti communiste de Cuba, créé en 1965, constitue la “ force dirigeante supérieure “. Cuba est membre de l’Alliance bolivienne pour les Amériques (ALBA) depuis la Déclaration conjointe signée par Hugo Chávez et Fidel Castro le 14 décembre 2004 à La Havane.
Bilan
Nous avons adoré. Certes nous n’avons pas tout vu (Cuba fait quand même 1200 Km sur 200 Km) mais ce voyage dans le temps est une réelle expérience. Discuter librement avec la guide a été vraiment très instructif et nous a permis de voir les choses sous un nouvel angle. Les travaux de restauration, financés en partie par l’UNESCO, de la vieille Havane commence à porter leurs fruits. Il est vrai que l’architecture est en piteux état mais cache de vrais trésors. La région de Pinar Del Rio est vraiment magnifique, avec la vallée de Viñales inscrite au patrimoine de l’humanité, nous avons particulièrement apprécié l’architecture et la beauté de Trinidad.
Regrets
Nous aurions dû rajouter une semaine de plus à l’issu, soit dans une “ casa particular ” à la Havane soit par un vol intérieur, aller découvrir l’autre partie de l’île, à l’extrême Sud à Santiago de Cuba. La prochaine fois…
Ne pas oublier
Si vous vous rendez à Cuba, n'hésitez pas à emporter des produits d'hygiène comme des savons, du dentifrice, des échantillons de parfum mais aussi des stylos. Les seules fois où des Cubains sont venus vers nous pour nous demander quelque chose, notamment à Cienfuegos, ce n'était pas pour de l'argent mais au final pour ce qui leur manque le plus, des produits de consommation "courante", du moins chez nous.
Conseils pour se rendre à Cuba :
Formalités avant de partir :
Il est nécessaire d’avoir :
- Un passeport en cours de validité ;
- Une police d’assurance voyage, couvrant les frais médicaux et l’assistance en cas de rapatriement. Nous avons demandé une attestation à notre banque, ce voyage étant couvert par notre carte bancaire ;
- Une carte de tourisme :
Il s’agit d’un formulaire obligatoire pour entrer à Cuba. Prix : environ 25 € par personne. Cette carte, utilisable jusqu’à 6 mois après son émission, n’est valable que pour une entrée à Cuba et a une validité de 30 jours à partir de votre arrivée sur l’île. Quel que soit le pays d’où vous venez, il vous faudra avoir acheté et rempli ce document avant de débarquer à Cuba. Attention, c’est une simple feuille volante, pensez à la conserver précieusement. Les enfants mineurs doivent également en être pourvus. On l’obtient notamment auprès du consulat de Cuba. Il faut présenter le passeport et le billet d’avion ou une attestation de la compagnie aérienne ou de l’agence de voyages. Paiement en espèces seulement. Certaines agences de voyages se chargent également de cette formalité.
Quand partir ?
Comme pour tout voyage dans l’arc antillais, la période idéale pour se rendre à Cuba est de décembre à mai, en dehors de la période cyclonique. Nous y sommes allés hors saison, fin juin début juillet.
Coût de la vie
Il faut savoir que Cuba dispose de deux monnaies différentes. Une pour les Cubains, le pesos cubain (CUP) et une deuxième pour les touristes, le pesos convertible ou (CUC). Le CUC a remplacé de Dollar US et à la même même valeur à la conversion. 1 CUC vaut 25 pesos cubain (CUP). En théorie, en qualité de touriste, vous ne verrez que des CUC. Les Euros se changent normalement dans tous les bureaux de change. Il y en a généralement dans les halls d’hôtel.
Si vous vous rendez à Cuba en mode root, c’est une destination peu chère dès l’instant ou vous dormez dans une “ casa particular ” chambre chez des particuliers et si vous mangez dans de petits restaurants.
Pour nous qui avons pris un voyagiste, cela reste une destination un peu chère par rapport aux autres destinations alentours.
La propina (le pourboire) est une pratique courante. Pensez à laisser au moins ½ CUC.
Nourriture
La nourriture est la même que dans tous les pays de l’arc antillais : les 3 P comme ils l’appellent c’est-à-dire Poulet - Porc - Poisson, l’accompagnement est le plus souvent du riz et des haricots rouges.
Dans les hôtels nous avions droit à de très beaux buffets avec au final peu de choix mais avec beaucoup de préparations différentes.
Hôtels
Nous avons dormi dans trois hôtels différents, vieillots mais très bien entretenus, tous aux normes américaines. L’accueil y est très bon.
Communications
Internet est disponible dans les hôtels, il suffit d’acheter à la réception des cartes prépayées ETECSA, les prix variant en fonction du temps de connexion (environ 2 CUC/heure). Avec un smartphone nous avons pu relever notre courrier et consulter quelques sites. N’espérez pas regarder une vidéo en streaming…
Transport
Nous avons voyagé uniquement en car. Après la Russie, Cuba s’est tournée naturellement vers la Chine. Tous les cars pour touristes sont donc chinois et de conception très récente. Si 80 % du parc automobile est encore composée de vieilles américaines des années 50, on voit des voitures occidentales, quelques Peugeot et Renault mais surtout des Hyundai. Souvent véhicule de hauts fonctionnaires, elles ne circulent pas le W.E.
De très nombreux Taxis couvrent la Havane, des officiels, des rigolos (taxi coco) et les autres. Dans ce cas, n’hésitez pas à discuter du prix.
Dès que l’on sort de la Havane l’état des routes est vraiment mauvais. Il y a bien une autoroute, 2x3 voies par endroit, mais dans un tel état que les chauffeurs changent sans cesse de voie pour éviter les trous. Sur l’autoroute on croise des charrettes, des gens qui font du stop avec un billet à la main, et des camions à benne remplis d’auto-stoppeurs, les colectivos. Au final très peu de circulation, le dimanche c’est carrément désert.
Sécurité
Aucun problème d’insécurité à Cuba. Personnellement, je m’attendais à une police omniprésente, Check-Points militaires… rien de tout cela, ou alors police secrète. Trop fort, je n’ai rien vu !!!
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